Cher Julien,
Je t'écris cette lettre car c'est le seul moyen de te dire combien tu as compté pour moi et que tu me manqueras.
Je me souviens de la première fois où l'on s'est rencontrés, c'était en fin de deuxième secondaire, toi tu étais au Verseau depuis ta première maternelle, et moi ma première secondaire ; notre conversation a commencée sur un livre que tu avais avec toi, que tu lisais et dont tu m'a proposé de me prêter. On s'est revu l'année d'après au cours d'anglais, et notre amitié s'est vraiment scellée, on faisait tout a part écouter le cours, la prof a du presque péter un câble. L'année d'après bizarrement on n'étais plus dans le même groupe d'anglais.
Lors du voyage scolaire en Ardèche, on a fait du kayak ensemble, et durant les long kilomètres, on s'est raconté nos vies, j'ai appris à mieux te connaître. Le jour d'après, lors de la marche on avait volés une tablette de chocolat aux profs, que l'on s'est partagée en marchant à parler des scouts, de tout, et de n'importe quoi, tu m'avais même avoué, toi qui n'exprime pas vraiment ce genre de sentiments, que tu avais vraiment apprécié ces conversations.
Dans le retour en bus, tu m'as montré des groupes de musiques comme Muse, avec lesquelles je me suis endormi, et je me suis réveillé alors que tu essayais de me dessiner dessus. C'était le genre de blagues que tu faisais quotidiennement et auxquelles on ne pouvais que rire. Je t'ais rejoins l'année d'après dans la troupe du Campagnol où j'ai trouvé des gars vraiment géniaux. J'ai remarqué que tu comptais vraiment beaucoup pour tout le monde, et que partout où tu passais les gens riaient de bon c½ur. Je t'ai toujours vu avec le sourire, jamais déprimé, bon en classe, tout le temps là pour aider ou réconforter les autres, tu animais les soirées et réchauffais nos c½urs. On partageait les mêmes goûts pour beaucoup de choses on se prêtait nos livres, dont un que j'ai encore et que je suis en train de lire. J'aimais bien passer cher toi en vélo faire un monopoly, un poker, ou fumer ta chicha qui brûlait la gorge, et j'ai vu que votre famille était très unie. C'est toi qui m'a fait ma culture musicale, toi qui m'a présenté à tes potes à qui tu manqueras autant qu'à moi. Je t'ai vu pour la dernière fois mercredi dernier, lorsque l'on essayait de vendre du massepain dans Louvain-la-Neuve, durant 1 heure et demie et que toi tu en a vendu 3 et moi 0. Mais aussi vendredi dernier au Chalet avec tes potes de Basse Wavre et qu'on a joué au Whist.
Tu vas vraiment me manquer mitch, il y aura une place de vide quand on ira au Chalet et que l'on trinqueras à ta santé. Tu es mort avec le sourire, alors qu'à chaque fois que l'on te voyait c'était toi qui nous faisais sourire.
J'ai été très heureux d'avoir fait ta connaissance et te remercie pour tous les bons moments passés ensembles et d'avoir été mon ami, on se reverra un jour.
J.B.